Aikido traditionnel au dojo de Vic en Bigorre - 65 - Pyrénées Val d'Adour

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jeudi 30 juin 2016

Aïkido 65 Vic - Nouveau site et blog

Aïkido 65 Vic en Bigorre 

Le dojo aïkido 65 vous présente : 

Son nouveau site aïkido 65  

Son nouveau blog aïkido 65

mercredi 15 juin 2016

Cours à Mirande

Nous ouvrons un dojo à Mirande (Gers), pour permettre aux habitants de la région de découvrir l'aikido traditionnel.

RDV au dojo municipal le 28 juin 2016 pour un cours d'initiation.

Renseignements auprès de CHRISTIAN au 06 27 58 55 10

STAGE AVEC ALAIN PEYRACHE - 18 et 19 JUIN 2016

Le dojo de Vic est heureux de vous annoncer la venue, à Vic-en-Bigorre, d'Alain Peyrache, fondateur de l'école d'Aikido traditionnel EPA / ISTA.

Les pratiquants d'aikido peuvent venir le samedi vers 15h pour s'inscrire.

Les curieux sont les bienvenus. Nous nous ferons un plaisir de leur expliquer la philosophie de notre discipline martiale.

vendredi 4 juillet 2014

les photos du stage avec Alain Peyrache Shihan

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Une belle année

L'année 2013-2014 a été très bien remplie, et se termine avec le stage animé par Alain Peyrache Shihan, les 28 et 29 juin derniers.

Un grand merci à tous les participants venus très nombreux du grand sud ouest et même d'Espagne !!!

Stage d'Alain

mardi 2 avril 2013

Le Dojo de Vic en force à Jurançon !!!

Le Dojo de Vic était massivement représenté au cours d'Alain Peyrache à Jurançon, les 23 et 24 mars 2013. Les photos sont disponibles __ICI__. Pas de doute que vous vous retrouviez immortalisé avec une jolie grimace !!!

Jurançon2013

lundi 3 septembre 2012

Journée portes ouvertes

Le Dojo de Vic organise le samedi 08 septembre, une après midi portes ouvertes au Gymnase de la Herray, de 16h30 à 19h00.

Une occasion unique de vous présenter cette discipline martiale si riche, permettant de concilier plusieurs recherches: - des techniques de self défense - des techniques respiratoires - une meilleure connaissance de soi - une maitrise de son corps, de ses postures

n'hésitez pas à venir échanger avec les pratiquant(e)s vicquois(es).

A SAMEDI

Reprise des cours

Les cours d'Aikido reprendrons le 03 septembre 2012.

RDV au gymnase de La Herray, à 19h30, pour une reprise en douceur.

Le Dojo de Vic en stages d'été

Le dojo de Vic était représenté aux stages de Penvenan (juillet 2012) et de Vieux-Boucau (aout 2012), animés par Alain Peyrache Shihan.

Des stages longs très constructifs, comme toujours !!!!

lundi 26 septembre 2011

STAGE de Vic les 01 et 02 octobre

Vic accueille Christian Teissedre, qui vient animer deux séances samedi 01 octobre et dimanche 02 octobre.

Membres de l'EPA, venez nombreux.

Plus de renseignements sur le lien suivant: http://www.aikidostage.com/Affiches/1a_Affiche_0.aspx?Id_Stage=449

Et un peu de pub:

http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/28/1177908-vic-en-bigorre-l-aikido-au-plus-haut-niveau-a-la-herray.html

mercredi 31 août 2011

Vic Aikido présent à Vieux-Boucau

Cette année encore, le dojo de Vic était représenté au stage international de Vieux-Boucau, animé par Alain Peyrache Shihan.

RDV à la rentrée pour partager cette nouvelle expérience... VB2011

mardi 8 mars 2011

Stage à Vic 2011

Nous allons accueillir un stage sur deux jours, animé par Thierry Guinet, les samedi 02 avril (16h à 19h) et dimanche 03 avril (09h à 12h).

Cette une première sur Vic-en-Bigorre. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues pour participer à l'organisation de cet évènement martial.

Stage à Bagnères

Le Dojo de Vic était représenté en force au stage d'Alain Peyrache à Bagnères. Un évènement dans la saison. Retrouvez bientôt les photos en lignes sur le site www.aikidostage.com !!!

Stage 2011 à Bagnères Stage 2011 à Bagnères Stage 2011 à Bagnères

mercredi 5 janvier 2011

Stage à DAX

Pas de pause festive pour les stages !!! Après le stage de La Réunion, Alain Peyrache encadrera un stage à DAX les 22 et 23 janvier prochains.

Nous en parlons sur les tatamis pour organiser le co-voiturage !!!

vendredi 5 novembre 2010

Fédérations et grades

Une entretien d'Alain Peyrache qui ne manque pas de saveur...

En France, à côté d’une trentaine d’organismes autonomes, il y a deux fédérations d’aïkido que les connaisseurs appellent la FF-ceci et la FF-cela (voir ce document). Leurs visions de l’aïkido sont opposées et incompatibles, ce qui ne saurait leur être reproché puisque, par essence, l’aïkido est un et multiple à la fois. Ces deux fédérations ont en commun le désir frénétique de se faire accréditer par le ministère de la Jeunesse et des Sports : c’est là une obsession exotique car elle est unique au monde. Depuis trente ans, dans une course à l’échalote qui a causé bien des dégâts à notre discipline, elles luttent pour le fameux sésame ministériel, remis en cause à chaque olympiade. Il y a deux ans, le ministère, effaré de constater la vanité des efforts réalisés par les dirigeants fédéraux pour entretenir de permanentes querelles de basse-cour, a retiré l’agrément délivré jusqu’alors à « l’union des fédérations d’aïkido ». L’aïkido étant l’opposé d’un sport, il était bien entendu, et depuis l’origine, illusoire d’imaginer regrouper l’ensemble des pratiquants dans un système normalisé et codifié.

   Dans le petit monde des arts martiaux français, d’autres disciplines, qui ont volontairement abandonné l’esprit des arts martiaux pour se livrer exclusivement à la pratique sportive, semblent avoir eu des états d’âme devant cette démission. C’est donc ainsi que le ministère de la Jeunesse et des Sports a eu l’extraordinaire idée de confier à Francis Didier, président de la fédération de karaté, ancien compétiteur, la mission de résoudre les problèmes des fédérations d’aïkido. Nous avons voulu évoquer ce point avec Alain Peyrache. Le suivant depuis de nombreuses années, nous le savions bon vivant et, pour tout dire, jamais en retard d’une bonne plaisanterie. Mais c’est la première fois que nous le voyons pris d’un irrépressible fou rire !

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   Photographie J. Bazin / aïkido Grenoble

Jacques Bazin : Cette histoire vous fait donc tant rire ? Ce n’est pourtant pas une blague belge !

Alain Peyrache : Ce n’est pas tous les jours que les fonctionnaires du ministère nous offrent une telle occasion de s’amuser ! C’est même en général l’inverse (il reprend son souffle). Excusez-moi, mais c’est tellement ridicule qu’au début je m’attendais à voir arriver la caméra cachée de Marcel Beliveau. C’est vrai qu’on n’en est plus à une surprise près, et cela fait longtemps que j’ai renoncé à intervenir dans toutes ces fariboles. Que voulez-vous que je vous dise ? Je n’en ai absolument plus rien à faire. Ces histoires franco-françaises, vieilles à présent d’un demi-siècle, ont d’ailleurs fini par lasser tout le monde. Le ministère ne fait aucune différence, il ne comprend rien à notre art : le judo, le karaté, l’aïkido, cela sonne pareil, il faut mettre tout cela dans un même sac. De leur point de vue, il faut occuper tous ces gens en leur donnant de temps en temps des fanfreluches Jeunesse et Sport. Vieil adage romain : du pain et des jeux. Dès que l’aïkido a mis le premier petit doigt dans l’engrenage ministériel, s’est rapproché des sports martiaux comme le judo, ce genre de choses est devenu quasiment quotidien. La discipline qu’ils pratiquent s’appelle à présent « l’aïkido sportif officiel franco-français ». Ils ont inventé n’importe quoi ! Des grades d’État ! Des diplômes d’État ! Nous sommes le seul pays au monde capable de concevoir de telles pitreries !

JB : elles perdent de fait toute valeur une fois la frontière passée. Et personne ne s’y trompe, à part la masse des consommateurs, puisque tous ceux qui promeuvent et imposent ce système pour les autres font valoir pour eux-mêmes des grades et des titres émis par une entreprise privée… japonaise !

AP : Moi, je ne suis pas un sportif. L’aïkido, c’est exactement l’inverse d’un sport. Alors, les spéculations d’un fonctionnaire qui ne sait rien de l’aïkido, appelant au secours un karatéka qui n’en connaît pas plus, pour résoudre des problèmes que les aïkidokas connaissent et entretiennent depuis bientôt un demi-siècle, ça me paraît « abracadabrantesque », pour reprendre ce mot de Rimbaud remis au goût du jour par un président de la République. Non, je pense que ce fonctionnaire a besoin de vacances. Tous ceux qui gravitent autour de cette histoire en ont besoin, ou au moins d’une petite visite à la médecine du travail. Qui veulent-ils ridiculiser ? Les Aïkidokas sportifs ? Ce président de karaté ? Aucun homme sensé n’accepterait cette mission ! Imaginez une seconde l’inverse : un aïkidoka appelé à la rescousse pour résoudre les problèmes de la fédération de judo ! Vous imaginez le tollé ? Bon, mais en la matière, il semble qu’on n’en soit plus à une atteinte au bon sens près.

À la place du président du karaté, je déclinerais fermement cette offre piégée. Elle n’est digne ni à l’égard des “aïkidokas” (en les dessaisissant des responsabilités vis-à-vis de leur propre discipline, on les discrédite, on les méprise), ni à l’égard de cet homme qui est de toute façon condamné à l’échec. Les “aïkidokas” fédéraux seraient passés sous tellement de fourches caudines, traîneraient tellement de casseroles qu’il ne leur resterait plus une once d’amour-propre, de respect d’eux-mêmes ? Cela, je ne peux pas y croire ! S’ils acceptent cela, comment voulez-vous qu’ils ne deviennent pas la risée des pratiquants du monde entier ? Un pratiquant qui accepte à ce point de perdre la face et le sens de sa discipline pour la seule raison qu’il veut à toute force obtenir une habilitation sportive qui, par essence, dénature l’aïkido, mérite-t-il d’être appelé aïkidoka ?

La logique ministérielle est très simple : il faut que les rangées soient bien alignées, mais la discipline n’a aucune importance. Demain, on peut parfaitement imaginer qu’un président de football soit appelé à organiser l’aïkido. Le dilemme est très simple. Soit vous pratiquez pour Jeunesse et Sports, auquel cas vous acceptez d’être, selon les désirs ministériels, dirigé par un footballeur, vous ne faites donc pas d’aïkido, soit vous faites de l’aïkido, auquel cas vous n’avez rien à voir avec ce système. Le karaté, le judo, ont perdu ces repères depuis longtemps. Leur fonctionnement ne diffère en rien de celui de la natation ou de l’alpinisme : cela fait des lustres qu’ils ne sont plus gênés par ces histoires. Pour Jeunesse et Sports, toutes les disciplines sont interchangeables. Un modèle de fonctionnement unique doit valoir pour tout le monde. On voit à quel point cela galvaude l’esprit des budos traditionnels !

JB : Je ne connais pas bien l’organisation du karaté. Qu’est-ce qui a pu traverser l’esprit du fonctionnaire du ministère : le karaté est-il un modèle ? On sait que l’élection du dernier président de la fédération de karaté, celui qui est appelé à la rescousse pour sauver les aïkidokas, ne s’est pas faite dans un climat serein, c’est le moins que l’on puisse dire… (cf. cet article)

AP : Je ne suis pas là pour juger les personnes. Pour ce qui est du karaté, je ne sais pas ce que vous entendez par « modèle », en tout cas, si être un modèle dépend du succès de la discipline, on peut franchement en douter ! Sur le terrain, en de multiples endroits, nous constatons tous que des sections de karaté ferment les unes après les autres, et que là où elles se maintiennent, les effectifs ne sont plus ce qu’ils étaient. Qui voudrait d’un tel modèle et des conseils qui vont avec ? Ce qui est sûr, c’est que si un kendoka, un judoka ou un pratiquant de n’importe quelle autre discipline s’autorise à donner son point de vue sur une discipline dont il ignore tout, son point de vue n’a aucun intérêt. Je m’astreins à faire de même : vous me demandez un point de vue sur le karaté, et je m’abstiendrai pour deux raisons. D’abord, parce que je n’en ai pas la compétence, et ensuite parce que le budo traditionnel enseigne le respect dû aux autres disciplines et aux maîtres qui ont la charge de les promouvoir.

JB : en ce qui concerne le karaté, on repère surtout des techniciens, des gens qui ont eu des médailles à tel ou tel championnat. Mais les maîtres, ceux qui assument ce statut, se font plutôt discrets…

AP : Remarquez, dans le monde du football, on a des Domenech et des profilers. C’est très courant, chez les sportifs. Récemment, un ami devait renouveler son diplôme fédéral d’entraîneur de foot ; c’est un classique : il faut régulièrement vérifier que le niveau de la soumission au système est inchangé. Si vous ne jouez plus le jeu, vous n’êtes plus compétent. Et qui décidait de ce renouvellement ? Un certain… Domenech, Raymond, celui dont la compétence a été proclamée dans les médias dernièrement. Devant tant d’hypocrisie, cet ami a jeté l’éponge, il a renoncé au football. C’est un grand classique fédéral. Votre titre d’ingénieur, de professeur de l’éducation nationale, votre chef-d’oeuvre de compagnonnage, votre permis de conduire, une fois acquis, restent acquis à vie. Dans le monde du sport, vous devez manifester des signes d’allégeance régulièrement. La structure à laquelle vous appartenez, que vous cautionnez, se méfie par essence de vous. Mais cela ne peut pas exister dans un art martial. Dans le sport, on ne sait faire que cela puisque, pour déterminer qui est meilleur que qui, il faut imposer des règles uniques à tous. Notamment à ceux qui les refusent.

Pour un maître japonais par exemple, vendre sa discipline à une discipline concurrente, cela équivaut à un suicide. À la fin des années 70, nous étions dans la fédération de judo. Des informations transitant par le kodokan (donc le judo) sont parvenues aux oreilles l’aïkikaï qui, par la voix de Kishomaru Ueshiba, a accusé maître Tamura d’avoir vendu l’aïkido aux judokas ! Maître Tamura a évité l’exclusion de l’aïkikaï de justesse : c’est l’une des causes initiales, d’ailleurs, de son départ de la fédération de judo en 1981. Les deux présidents de l’époque avaient décidé de sacrifier leurs disciplines, le judo et l’aïkido, sur l’autel de leurs ambitions personnelles. Mais nous étions alors suffisamment nombreux à être vigilants, et leur projet n’a pas pu aboutir. Aujourd’hui, les notions les plus centrales des budos échappent totalement aux pratiquants des fédérations sportives. Qui, parmi eux, connaît encore le sens de nyumon ?

Juste avant sa mort, maître Tamura avait d’ailleurs combattu au niveau mondial les idées de la 2F3A qui tentait de vendre – sans succès, heureusement ! – ses produits made in France (pensée unique, pratique unique, fédération unique, etc.) à des Japonais médusés : au Japon, il n’existe pas de fédération. Une fédération, lorsqu’on examine cette question objectivement, sert à créer artificiellement des problèmes là où il n’y en a pas, à saborder la discipline.

Il est plus que probable qu’à force de pratiquer un aïkido labellisé, ces gens ont perdu tout ce qui fait le sens de leur discipline, tous leurs repères. C’est eux, sans doute, qui ont réussi à convaincre les fonctionnaires du ministère de la faisabilité de leurs délires. Toutes les fédérations sportives sont peuplées de ce genre d’ambitieux, souvent des politiciens n’étant jamais parvenus à se faire élire, ces technocrates qui trouvent dans les fédérations un terreau fertile pour leurs idées absurdes. C’est le principe de Peter : chacun tend à s’élever vers son niveau d’incompétence. Ceux qui n’y parviennent pas dans un cadre professionnel, par exemple, cherchent ailleurs, notamment dans les associations, les fédérations.

JPEG - 80.4 ko Alain Peyrache

   Photographie J. Bazin / Aïkido Grenoble

JB : Est-ce propre aux arts martiaux ?

AP : Non, c’est un mouvement global. Récemment, j’en discutais avec un responsable de sports extrêmes, qui se retrouvait soumis aux sollicitations insistantes des adorateurs de J&S. On les presse de s’affilier à une fédération bien installée, médiatique, mais eux savent très bien que cela serait la fin de leur discipline, de son esprit. Ce pratiquant de sports extrêmes, c’est un sportif, mais il considère la perspective d’un agrément J&S comme une horreur. Un comble, non ? Une discipline sportive devient médiatique, elle suscite un engouement populaire, et elle cherche les moyens d’échapper à J&S et à ces promoteurs pour ne pas perdre son âme. Alors, imaginez ce que cela donne pour l’aïkido… Mêmes raisons, mêmes causes humaines. Ce n’est pas la discipline, c’est le système lui-même qui produit cela. Ces athlètes ont raison de lutter contre le dépérissement programmé de leur sport !

JB : Oui, mais pour lutter contre ce que vous dénoncez, certaines associations, caritatives par exemple, imposent une certaine précarité à leurs dirigeants : un mandat de président peut ne pas être renouvelable, par exemple.

AP : Les associations dont vous parlez l’ont compris depuis longtemps : il faut dire qu’il y a de célèbres et déplorables précédents, où l’on a vu des présidents se comporter en monarques en détournant des associations au seul bénéfice de leur propre carrière. Le public s’en est ému à juste titre. A contrario, regardez la fédération française de football, à l’image d’ailleurs de quantités de fédérations sportives ! Leurs dirigeants jouent aux chaises musicales pendant un demi-siècle, et cela n’émeut pas grand monde. Ce n’est en général qu’en sortant les pieds devant qu’ils sont contraints de renoncer aux honneurs et aux feux de la rampe. Le remplaçant est toujours coopté : dans une assemblée de hiérarques décatis, on n’accepte que celui qui est à votre propre image. L’aïkido fédéral n’échappe pas à ce fonctionnement.

Le ministère le sait, bien entendu. Et cela lui convient parfaitement : tous sont dévoués au ballet des fonctionnaires qui passent, n’ont guère d’états d’âme, et se satisfont pleinement des quelques médailles, des quelques bouts de rubans qu’ils grappillent ici ou là, au passage. Un fonctionnaire monte en grade, en salaire, d’autant plus vite qu’il est bien évalué par sa hiérarchie. Celui qui gère l’aïkido est dans ce cas : s’il lui faut sacrifier la discipline pour donner l’apparence de l’ordre et du travail bien fait à des gens qui n’en savent pas plus que lui sur ses enjeux profonds, il n’aura aucun état d’âme.

JB : Le but affiché de Jeunesse et sport n’est-il pas de rendre le sport meilleur ?

AP : Il s’agit surtout de gérer politiquement tous ces sportifs qui, s’ils s’entendaient, deviendraient un contre-pouvoir politique. Il faut institutionnaliser la zizanie ! Mais c’est un art très subtil : il faut donner l’impression que l’on travaille pour le bien de tous, que l’on organise la concertation. Il est donc très important, dans cette perspective, de pouvoir afficher des résultats, des médailles. Dans certains pays, c’est au niveau ministériel qu’on organise le dopage. À une époque, c’était le cas en France. Aujourd’hui, on le combat, parce que c’est bien plus correct politiquement. On affiche un intérêt premier pour la santé des sportifs, mais dans la réalité des faits, tout le monde s’en moque : c’est la politique du pas vu, pas pris. Regardez le Tour de France : on n’en finit plus de le purifier ! Dans certaines autres disciplines très médiatiques, pour lesquelles tout le monde connaît l’existence du dopage, c’est un tabou : les contrôleurs sont loin de se montrer pressants, personne ne se fait jamais prendre. La lutte contre le dopage est un affichage ! Lorsque les enjeux financiers deviennent colossaux, on oublie les bons principes de santé publique, d’éthique sportive, etc.

JB : Mais le ministère est là justement pour mettre une politique en place…

AP : Vous connaissez la parabole de l’aigle, du faucon et… du vraicon ? Il faut au ministère des partenaires d’un type tout à fait particulier : les dirigeants des fédérations doivent être à la fois suffisamment mégalomanes, ambitieux, sensibles à la flatterie et aux signes de reconnaissance, peu connaisseurs de la discipline qu’ils représentent. Me croirez-vous si je vous dis que les candidats répondant trait pour trait à ce profil ne manquent pas ?

Un pratiquant convaincu n’est pas facile à soumettre. Il ne cherche pas la reconnaissance de qui que ce soit, il n’a pas de projet de carrière. Pour un politique, c’est une gêne. Le ministère propose un donnant donnant : en échange de la soumission, il garantit une situation de monopole. C’est une position bien française : un culte de la pensée unique dans tout ce qu’elle a de détestable. Un dirigeant d’une fédération sportive sait que pour que ses ambitions soient satisfaites, il faut que le ministère lui donne du crédit. Une médaille, un diplôme, une subvention, cela ne coûte pas grand-chose, mais cela flatte l’égo. Il doit pour cela penser à renvoyer l’ascenseur de temps à autre. Nos impôts servent pour partie à fournir des subventions gargantuesques aux bons élèves : ceux qui occupent les médias en rapportant des médailles. Restent des miettes pour ceux qui n’apparaissent pas sur les postes de télévision. L’objectif est exclusivement politique : le sport n’est qu’un prétexte.

Pour que cela fonctionne à plein, il manque à l’édifice un troisième pilier que nous n’avons pas encore évoqué : le consommateur fervent, celui qui ne pense qu’à son sport, qui y consacre énormément de temps, d’énergie, d’argent. Appelons-le amicalement le “gogo”.

La manière dont son sport s’organise ne présente pour lui aucun intérêt. Il délègue à d’autres le soin d’organiser la pratique et de penser les orientations. Il est persuadé que ceux-ci travaillent dans l’intérêt exclusif de la discipline. Mais l’être humain ne fonctionne pas ainsi. Regardez le moindre club : ceux qui occupent des fonctions administratives se font moins présents à l’entraînement, ils n’ont plus le temps de pratiquer, ils sont pris par des réunions et… attendent qu’on les en remercie.

Le fameux “gogo”, lui, est persuadé que sa fédération est indispensable, voire qu’elle est imposée par la loi. C’est totalement faux ! Une fédération ne se crée que lorsqu’une discipline prend une certaine importance et que J&S lui tombe dessus, en général pour institutionnaliser la zizanie.

Les pratiquants qui arrivent après le déluge sont persuadés que puisque la fédération existe, c’est que le système est obligatoire ! En général, les initiateurs ont jeté l’éponge, écœurés, les opportunistes ont pris la place, se gavent sur le dos des “gogos”, et vogue le navire. En termes techniques, on les appelle « le troupeau ».

JB : l’argument récurrent, c’est le label qualité garanti par le tampon ministériel.

AP : Voilà, c’est l’argument massue. Et inversement, ceux qui fonctionnent à l’extérieur du système sont des sectaires, des marginaux, des frustrés qui ne sont pas parvenus à assouvir leur soif de reconnaissance dans le cadre merveilleux et fleuri de Jeunesse et Sport. Et leur pratique se fait dans l’illégalité, c’est entendu. La classique diabolisation qui évite d’argumenter...

JB : C’est le discours type de la grenouille à qui la supériorité numérique donne l’impression d’être un bœuf. La finalité, pour cette grenouille, c’est à force de répétitions, de finir par faire croire qu’elle est un bœuf ! À la fin, tout le monde y croit, même la grenouille.

AP : Dans un pays comme le nôtre, avec un niveau moyen d’éducation important, il est toujours impressionnant de constater que les gens ignorent à ce point les lois. La liberté d’association existe en France. Une association reconnue par le ministère est aussi légale qu’une autre qui ne l’est pas. On entretient volontairement la confusion entre officiel (labellisé), et légal.

Jeunesse et Sports, qui est régulièrement condamnée pour abus de pouvoir, est relayée par les fédérations assujetties qui en sont le bras armé. Ce qui n’est pas le cas des associations qui ne veulent pas de Jeunesse et Sports : aucune n’a jamais été condamnée pour abus de pouvoir !

Regardez cette histoire de karaté qui va apprendre à l’aïkido comment se comporter. J’ai dit tout à l’heure que j’espérais que ses dirigeants se comporteraient comme des budokas, qu’ils déclineraient la proposition. Mais pour vous dire le fond de ma pensée, je sais parfaitement qu’ils feront le contraire. Ils sont comme les aïkidokas : en dehors de Jeunesse et Sports, ils n’ont aucune existence par eux-mêmes. Ils sont dans l’obligation de renvoyer l’ascenseur, sinon ils risquent gros ! Sur un tatami, ils n’intéressent personne. Le scénario est donc écrit d’avance.

Et devant ce camouflet, cette gifle, croyez-vous qu’un seul pratiquant de la FF-ceci ou de la FF-cela va quitter sa fédération ? Mais bien sûr que non ! Les pratiquants sont aussi soumis que leurs dirigeants ! Ils ressortiront les prétextes habituels, qui leur serviront de support argumentatif : c’est la fatalité, on voudrait bien mais on ne peut pas faire autrement, on n’y peut rien, c’est le ministère qui décide, c’est la loi française, etc. C’est le fameux “responsables, mais pas coupables”, de triste mémoire. Je peux vous garantir que ce sont ces fariboles qui serviront à justifier l’injustifiable. Elles commencent juste à sentir un peu le réchauffé puisqu’on nous les sert depuis un demi-siècle.

JB : Il y a tout de même un autre argument phare : si on veut des grades officiels reconnus, on est obligé de suivre les directives ministérielles.

AP : Eh bien, c’est le sommet de l’ignorance. Des pratiquants d’aïkido qui débitent sans rougir de telles salades, auxquelles d’ailleurs ils ne croient pas eux-mêmes, ne connaissent rien de leur discipline. Cela n’est pas étonnant, on vient d’expliquer pourquoi ils en sont là.

Posons le problème d’un point de vue éthique. Dans un budo traditionnel japonais, un certificat est remis par le maître, et uniquement par lui. Il est seul à pouvoir déterminer la place que vous occupez dans son dojo, dans son école, il vous fréquente quotidiennement, pas vingt minutes tous les trois ans. Cela a un sens. Il n’y a pas un seul des plus grands maîtres d’aïkido qui ait été formé autrement. Maître Nakazono, par exemple, était en désaccord total avec le système de Jeunesse et Sports. C’est pour cela qu’il a quitté la France pour les États-Unis. Est-ce pour autant un comportement spécifiquement japonais ? Sectaire ? Certainement pas : un cuisiner qui vient parfaire sa formation chez Bocuse fera de son mieux pour réaliser fidèlement la cuisine de Bocuse à laquelle il adhère ! S’il s’avise d’introduire ses propres fantaisies culinaires dans les plats du maître en prétextant la liberté ou la démocratie, il prendra la porte sur-le-champ. Ce qui est normal chez un cuisinier serait absurde dans les arts martiaux ?

En littérature, « Aïkido J&S », on appellerait cela un oxymore. C’est comme « une obscure clarté », un « soleil noir ». Pour J&S, le maître est un incompétent, un malhonnête, paré de tous les vices : il ne peut pas évaluer ses élèves. Ce système est liberticide, il restreint nos libertés individuelles. Par exemple, certains mots appartenant au vocabulaire japonais et qui peuvent être utilisés partout dans le monde, restent, sur le territoire français, une exclusivité de ceux qui sont reconnus par le ministère ! Quand on y réfléchit, on peine à y croire, non ?

J&S invente et impose une norme qui n’existe pas, qui ne peut pas exister en aïkido – puisque c’est le contraire d’un sport !- cette norme est complètement arbitraire, subjective, et politique, c’est-à-dire aux mains des fédérations qui sont les bras armés du ministère.

Pratiquer avec le label J&S, c’est être à l’opposé d’un budo. C’est, comme le label l’indique, être… un sportif. Ces gens seraient d’ailleurs bien inspirés de renoncer à dire qu’ils pratiquent un budo, qu’ils pratiquent l’aïkido. En l’état, il y a tromperie sur la marchandise.

On a dit que le système traditionnel avait produit l’ensemble des plus grands maîtres mondiaux. En des décenies, l’application des principes Jeunesse et Sports n’en a pas produit un seul ! Pas le moindre maître autonome, responsable de ses élèves ! En revanche, c’est une véritable usine à schizophrènes : ces techniciens qui promeuvent et imposent la castration officielle sont les mêmes qui font valoir leur autorité et leur compétence en se vantant de diplômes… exclusivement obtenus auprès de dojos privés japonais ! Sur des bases diamétralement opposées aux principes de J&S dont personne n’est dupe !

Si l’on trouve une valeur quelconque à cette farce hypocrite, si on la cautionne en y participant, on démontre qu’on ne pratique pas l’aïkido, qu’on suit un chemin opposé à la démarche des budos.

JB : Il y a beaucoup de fantasmes autour des questions que vous soulevez. Oui ou non, y a-t-il une norme dans la mesure de la valeur des grades en aïkido ?

AP : Non. Mesurer, c’est comparer à un étalon. Cela implique que cet étalon existe, que l’on peut s’y référer.

JB : Cet étalon existe-t-il, en aïkido ?

AP : Cet étalon n’existe nulle part dans l’univers.

JB : Mais alors, par qui sont reconnus les grades Jeunesse et Sports ?

AP : Par les gens de Jeunesse et Sports. Mais par aucun spécialiste d’aucun budo japonais. Aucun dojo japonais ne reconnaît un grade Jeunesse et Sports.

JB : C’est un label de type « origine géographique contrôlée » ?

AP : C’est l’idée. Mais cela n’a aucune valeur une fois la frontière passée. Et s’ils ne sont reconnus par aucun dojo japonais, c’est pour une raison très simple : les grades, c’est leur plus importante source de revenus. Flatter l’égo est une grande source de profits : le renard de la fable y a gagné un fromage, et les dojos japonais y gagnent une inépuisable manne.

Vous trouvez des dojos qui délivrent des grades par retour de courrier. Il faut bien sûr joindre un virement bancaire conséquent. On trouve des techniciens fédéraux reconnus qui connaissent la combine et qui l’exploitent volontiers. Remarquez, vous allez me dire que Jeunesse et Sports fait la même chose ? Je vous suis volontiers dans cette ligne : un grade J&S est délivré par le comité national des grades, soit un conglomérat de judokas, de karatékas et d’aïkidokas qui n’ont jamais vu la personne à qui ils attribuent le grade. Comme c’est officiel, cela paraît très chic.

JB : Cela donne matière à réfléchir, c’est sûr, mais je vois d’ici les coups de boutoir dans les discussions : le grade officiel, c’est un certificat de compétence.

AP : C’est un certificat de compétence qui, comme disait l’autre, n’engage que ceux qui y croient. Vous avez des grades qui sont évalués en dix minutes par un jury qui ne connaît pas le candidat, et qui doit déterminer à quel niveau de spiritualité il se situe sur le chemin qui le conduit vers l’au-delà de la vie et de la mort (en savoir plus). C’est crétin et anticonstitutionnel. Cela en dit long sur la compétence des dirigeants d’aïkido qui ont pondu ces référentiels admirables, et validés par le ministère dont on salue au passage le discernement.

En matière d’abus de pouvoir, on n’en est pas à quelques étourderies près. Quant au brevet d’État, la moitié du diplôme est commun à tous les sports, et acquise par équivalence si vous exercez une profession de santé, si vous êtes kiné ou médecin. Vous pouvez très bien n’avoir jamais mis les pieds sur un tatami, et la moitié du chemin est faite. Pour l’autre moitié du diplôme, vous pouvez très bien l’obtenir sans avoir jamais fait d’aïkido (en savoir plus), nous l’avons déjà démontré. Heureusement, du fait de la construction européenne, ces fantaisies prendront fin en 2012, du moins sur la forme. Les hommes demeurant, le fond changera-t-il, lui ?

JB : Oui, mais je me fais l’avocat de la défense : Jeunesse et Sports, c’est un gage d’équité dans la délivrance des diplômes.

AP : Non. Les diplômes d’État sont décernés normalement à des anonymes, inconnus du jury. Le ministère décerne une autorisation à délivrer ces titres qui vaut pour une olympiade, quatre ans. C’est précaire. Si une fédération manifeste des signes d’indépendance, elle risque de perdre l’habilitation. En son temps, la FFLAB avait perdu dans la course à l’habilitation son “L” qui marquait sa liberté : il fallait se soumettre aux injonctions du cahier des charges des sportifs.

Contrairement à tous les autres examens d’État, vous devez présenter un grade émis par ces fédérations pour pouvoir présenter un titre supérieur. Il ne peut pas y avoir de candidat libre, indépendant aux yeux de Jeunesse et Sports. Pour le bac, si. Vous pouvez même préparer une licence sans posséder vous-même aucun diplôme dans certaines universités publiques. Mais un grade dan, non. Jeunesse et sports délègue un pouvoir d’État à des fédérations qui poursuivent des intérêts privés. C’est parfaitement partial et à mon sens, c’est anticonstitutionnel. Ces fédérations dites « agréées » sont en fait des organismes privés, qui ont un parc de consommateurs captifs. C’est une conception étrange de l’équité. Cela relève plutôt de la confiscation des libertés fondamentales. En réalité, les candidats sont parfaitement connus des jurys, c’est un monde clos. Lorsque vous êtes habilité, vous êtes contraint par un système dont vous savez fort bien qu’il ne peut pas fonctionner. Vous trompez le consommateur débutant qui n’y connaît rien, et qui se retrouve vite pris dans un engrenage lié à la course à l’égo : il croit qu’il lui faut des grades, des titres, des flatteries nombreuses. A partir de là, il est piégé à votre grand bénéfice.

JB : Tous ces examens sont pourtant conformes à la loi française !

AP : Lorsque vous remplissez une fonction pendant un certain temps, vous pouvez obtenir un diplôme dans le cadre d’une VAE. A l’image de ce qui se passe pour n’importe que autre métier, si vous êtes professeur d’aïkido, vous pouvez prétendre sur dossier au diplôme d’État de professeur d’aïkido. Mais ce principe reste une pure vue de l’esprit. Cela est parfaitement illégal. Qui examine les candidats in fine ? Les fédérations agréées. Ce sont des structures privées, qui défendent leurs propres intérêts. Ont-elles intérêt à ce qu’un concurrent s’installe hors de portée de leur férule ? Sans même examiner le dossier, croyez-moi, elles se font une véritable joie en le refusant. Vous bénéficiez pour faire tout cela de la force de l’Etat, de son aide.

Cela s’intègre dans un ensemble de petits arrangements entre amis, entre ministère et fédérations agréées. Pour finir, tout ce qui fait la vraie valeur aux yeux du consommateur sportif, les diplômes de J&S, cet abus de pouvoir est à la fois liberticide, antidémocratique, illégal, et partial, à la tête du client. Un grade “officiel” n’a donc aucun sens du point de vue de la discipline. En outre, il sert uniquement des intérêts privés, et il ne s’inscrit pas dans l’esprit du pacte républicain. La majorité des pratiquants, parfaitement indifférents, laissent faire et abandonnent la destinée de leur discipline aux mains de personnes indignes de confiance.

Ceux qui ont essayé de faire changer le système sur un plan juridique s’attaquent à une montagne. C’est le pot de terre contre le pot de fer. D’un côté, vous avez des bataillons de fonctionnaires rémunérés à temps plein, des juristes, et de l’autre des enseignants isolés.

Alors vous allez m’interroger sur la cause, je vous vois venir. C’est une manifestation de l’entropie, loi universelle. J&S crée des outils – les fédérations agréées -, dont le but avoué est de développer la qualité, l’équité, les valeurs démocratiques. Avec le temps, elles produisent l’inverse de ce pour quoi elles ont été créées. Dans toute décision que vous prenez, il y a une part d’effet pervers, disons 10%. Ces 10% vous amènent à prendre des décisions, qui elles-mêmes génèrent 10% d’effets pervers. Au bout de dix décisions, vous avez fait l’opposé de ce que vous vouliez au départ.

Mais tout ce que je vous décris se passe au niveau national : l’effet négatif est infiniment plus dommageable que si cela concerne des décisions prises par le maître, à l’échelon d’un dojo dont il assume la responsabilité personnelle.

JB : Alain, merci encore pour ce long entretien qui, j’en suis sûr, ne manquera pas de faire réfléchir une fois de plus nos lecteurs !

Stage à Toulouse

Un stage animé par Alain Peyrache Shihan aura lieu à Toulouse les samedi 13 apm et dimanche 14 novembre matin. Nous allons mettre en place une délégation du dojo Vic Aikido qui participera au stage du samedi 13. L'idée est d'organiser un covoiturage et d'y aller à plusieurs.

En parler à Thierry ou Jean-Pierre.

Horaires prévues : départ vers 13h30, retour vers 22h.

mardi 24 août 2010

Stage à Vieux Boucau

La Dojo de Vic était représenté au stage d'Alain Peyrache à Vieux Boucau cette année. Retrouvez les photos bientôt en ligne sur notre site !!!Stage 2010 à Vieux Boucau